Une application de coaching ? WTF !
C'est la réaction qu'une personne a eue face à moi il y a 4 jours..
Pour elle, c'était une évidence : seul un être humain peut coacher. Le reste, c'est du gadget.
Je la comprends. Il y a quelques années, j'aurais probablement dit la même chose. Alors laissez-moi vous raconter pourquoi j'en suis arrivée là, moi qui ai formé et coaché des membres de direction, des "leaders" et des managers pendant plusieurs années.
Un constat m'obsède. Gallup vient de le rappeler : 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗰𝗼𝘂̂𝘁𝗲 𝟭𝟬 𝟬𝟬𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗹𝗹𝗮𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗮𝗻 𝗮̀ 𝗹'𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗲.
Le 𝗺𝗮𝗻𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘀𝘁 𝗮𝘂 𝗰œ𝘂𝗿 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻 . À tous les niveaux, dans tous les domaines, quelle que soit la taille de l'entreprise ou de l'équipe. On peut être un génie stratégique, une visionnaire, une grande experte technique, un CEO renommé et pourtant être piètre manager avec une intelligence émotionnelle proche de celui d’une huître et une capacité à voir ses angles morts proche du zéro. Bref, compétences techniques et compétences managériales n'ont souvent rien à voir, et on continue pourtant de croire que l'un entraîne l'autre. Enfin, pour être plus précise, on sait que ce n'est pas le cas, et on continue à fermer les yeux. Et ça m’agace, on en parle depuis des années et le problème est encore tellement présent !
Dans les professions libérales, dans les PME, dans les institutions publiques et dans les grands groupes.
Pourquoi ? 𝗣𝗮𝗿𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗹𝗲𝘅𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗻𝗲́𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀.
Compétences techniques et managériales n'ont rien à voir. On continue de l'ignorer.
A commencer par l'aptitude qui permet déjà de comprendre ce constat avec humilité : le facteur humain dans le monde du travail a besoin de compétences spécifiques, 100 % renouvelables et évolutives, même pour celles et ceux qui sont déjà plutôt adéquats sur la question ;-)
Une autre personne avec qui je partageais le sujet il y a quelques jours, me disait que la compétences sociale dans le monde du travail était cette capacité de travailler un peu comme en spéléo, accepter et avoir envie d’aller voir les nappes phréatiques pour se connecter, comprendre comment on fonctionne soi-même, l'autre et le collectif.
Sur le terrain, je vois les conséquences de tout ça. J’ai passé une partie de ma vie professionnelle à défendre un management et un leadership plus justes, la diversité, la mixité, la singularité. Et je me heurte toujours au même mur : on ne peut pas demander à quelqu'un d'incarner tout ça si le courage managérial, la compréhension de son propre rôle, la connaissance de soi et faire taire son ego ne sont pas là d'abord.
On veut faire pousser des fruits sur 𝘂𝗻 𝗮𝗿𝗯𝗿𝗲 𝗱𝗼𝗻𝘁 𝗼𝗻 𝗻'𝗮 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗻𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗶𝗻𝗲𝘀
Ces racines, on peut les nourrir avec du coaching. Un espace pour se poser, se questionner, grandir. Sauf que le coaching de qualité est resté un privilège. Réservé à celles et ceux qui pouvaient se l'offrir, ou dont l'organisation pouvait le financer. Souvent quand c’est trop tard. Les autres, l'immense majorité, se débrouillent seuls et seules.
C'est là que la question "une app de coaching, WTF ?" trouve sa réponse.
Quand je suis agacée, voire en colère, que les choses n’avancent pas, la seule façon de garder foi dans la vie et de l’énergie, c’est de me mettre en mouvement.
J’ai crée iKo.
Une application ne remplace pas un coaching réalisé par un être humain. Elle le complète. Notre app’ iKo rend accessible à toutes et tous ce qui était réservé à quelques personnes, et elle apporte des choses qu'un humain garantit difficilement en permanence. Elle est sans jugement, sans projection, sans ego. Elle ne se sent jamais prise en défaut, ne joue à aucun jeu de pouvoir, n'a aucun enjeu caché. Elle ne projette pas ses propres schémas. Elle pose les bonnes questions, objectivement, et ça ouvre souvent des prises de conscience étonnamment profondes.
Deux exemples, tirés des premières utilisations que m’ont partagés deux personnes distinctes :
Une manager sollicite iKo pour régler un conflit avec un collaborateur "qui ne fait pas son travail". Elle déroule les faits, les reproches, et son plan d'action et partage le fait que cela la stresse beaucoup. iKo ne valide pas, ne propose pas de correctif sur le plan d’action. Elle pose une seule question : "Qu'est-ce qui te touche autant dans cette situation ?" Silence. La manager finit par écrire qu'elle revit exactement une situation personnelle vécue avec un de ses chefs dans le passé. Le vrai sujet n'était pas le collaborateur. La suite de l’échange avec iKo lui a permis le pas de côté nécessaire pour avoir la posture managériale juste.
Trois jours après une session sur une thématique, un utilisateur, directeur de PME, revient sur un tout autre sujet mais avec le même wording. En cours d'échange, iKo lui fait remarquer : "C'est la deuxième fois en cinq jours que tu me dis que tu ne “veux pas déranger”, serais-tu d’accord qu’on s’arrête un peu là dessus pour comprendre ce qu’il y a derrière ?” L’utilisateur n'avait pas vu le fil. iKo, si.
Alors oui, je crois à iKo. Parce que derrière elle, il y a deux choses :
un rêve : démocratiser le coaching, le sortir du cercle des privilégiés, et transformer en profondeur la façon dont on manage et dont on dirige. Faire du monde du travail un endroit qui fait grandir les gens au lieu de les user.
une équipe et une année de travail : des mois de recherche, de tests, de nuits blanches de conviction, un projet porté par des personnes dont je suis fière chaque jour.
iKo n'est pas figée, on la fera évoluer sans cesse. C'est le propre du coaching.
Et la meilleure façon de se faire un avis, c'est de l’adopter pour le prix d'un café par jour 😀
On y va ?